Les médias sont focalisés sur la crise financière de la Gréce, mais c'est un aperçu de courte vue :
1°) La crise de la Grèce n'est pas économique mais politique : faiblesse des institutions de l'Etat, parlement fébrile... Bref, si la Grèce doit sortir, ce que nous ne pouvons en aucun cas souhaiter c'est de l'Europe plus que de l'euro.
2°) La crise de l'euro n'est rien à comparer de la crise américaine qui nous guette : un seul chiffre, la banque centrale américaine qui est le garant en dernier ressort détient 1600 Milliards d'obligations en grande partie pourries (sur un total de bilan d'environ 2600 Miards €) alors que la BCE ne détient que moins de 10 % de son bilan en obligations d'Etat.
Frégis
lundi 19 septembre 2011
dimanche 18 septembre 2011
France 2 les candidats à la primaire du parti socialiste : notre évaluation, c'est mal parti
Il ne nous appartient pas de juger de la qualité médiatique du débat entre les candidats à la primaire. Pour autant, il s'agissait d'un exercice très intéressant à regarder et surtout écouter pour discerner ce qui sépare ou unit ces candidats malgré leur retenu. On peut d'ailleurs féliciter http://www.france2.fr/ en dépit des critiques faciles et de mise qui ont suivi.
Quels sont les enseignements et ceux qui semblent le mieux à même de traiter les problèmes de fonds en jeu dans la campagne. Voilà notre classement
1°) La réforme de l'Etat : Manuel Vals apparaît le plus déterminé mais un consensus se dégage sur une relance de la décentralisation
2°) La compétivité de l'économie : Baylet apparaît le plus pragmatique dans un domaine difficile
3°) Le modèle social : Manuel Vals et Baylet qui plaide pour une approche au travers d'un nouveau contrat social
4°) L'éducation : S Royal
La plus crédible : S Royal qui a effectivement proposé une gestion des enfants en difficultés qui est reprise par la majorité
Les vielles recettes : Aubry et Hollande qui ont une vision comptable de l'éducation en ne parlant que moyens
Le mauvais élève : Baylet qui au travers de la libéralisation du cannabis va à l'encontre même des valeurs qui peuvent fonder l'école
5°) La société civile : une voix originale de Manuel Vals et un manque global de projet.
Une voie originale : Manuel Vals au travers de son approche sur la lutte contre les inégalités que l'on aurait aimée le voir développer notamment au travers de mesures concrètes, il situe bien l'enjeu du débat : refonder la démocratie sur des valeurs de base.
Les absents : F Hollande qui avec son gadget du contrat intergénération fait sourire et Martine Aubry. Le débat surréaliste entre les deux sur le nucléaire donne l'impression que leur conviction sont plus d'affichage que réelles.
Le mauvais élève : Baylet qui plaide pour deux réformes la libéralisation du cannabis et la légalisation de l'euthanasie. Non seulement, il s'agit de deux idées qui ne peuvent que soulever notre opposition mais surtout il s'agit de solutions du passé : nous y reviendrons en faisant part d'expériences européennes
6°) La place et le rôle de la France : le grand vide à l'exception d'Arnaud Montebourg
Aucun débat réel sur l'Europe. Seul Arnaud Montebourg au travers du thème de la démondialisation l'aborde. Même si cette approche est discutable, elle a le mérite d'interroger sous un angle nouveau le rôle des nations.
7°) L'énergie nécessaire pour mener les réformes : S Royal et Manuel Valls
Ceux qui semblent avoir le plus de réserves d'énergie dans cette période de crise : S Royal et M Valls
Les absents : Baylet qui apparaît un peu troisième République et Hollande dont le caractère renfrogné, le langage très technocrate, ne laisse place à l'énergie que pour apostropher le journaliste et sa concurrente dans les sondages : la belle affaire !
La plus faible : M Aubry qui donnait l'impression d'animer une conversation du bureau du parti socialiste
***
Au total, les deux grands favoris Hollande et Aubry dans les sondages nous semblent les moins à même de traiter les problèmes de fonds à la lumière de ce seul débat. Espérons que les jours et mois qui viennent apporteront d'avantage.
Marie, bernard, Frégis, Régis
mercredi 14 septembre 2011
Le SNAP qui accuse Benoit XVI devant la CPI : une affaire de "genre"
Aujourd'hui, en boucle BFM nous annonce sans analyse ni recul que certains voudraient traduire Benoit XVI devant la CPI pour crimes contre l'humanité. Madame Pamela Spees explicite ce sujet. Qui est elle ?
Je ne résiste pas à vous livre sa biographie officielle et brute en anglais : son parcours indique qu'elle n'en est pas à son premier coup dans le "mélange des genres"
Je ne résiste pas à vous livre sa biographie officielle et brute en anglais : son parcours indique qu'elle n'en est pas à son premier coup dans le "mélange des genres"
Pam Spees is a senior staff attorney in the international human rights program at the Center for Constitutional Rights. She has a background in international criminal and human rights law with a gender focus, as well as criminal trial practice.
Prior to joining CCR, she practiced criminal law in Louisiana, where she primarily represented indigent persons in state and federal courts. In addition, she has worked as a consultant in international law with a focus on women's human rights and previously served as Program Director of the Women's Caucus for Gender Justice, an international advocacy network dedicated to ensuring accountability for crimes of sexual and gender violence included in the treaty establishing the International Criminal Court. She now serves as an advisor to the Women's Initiatives for Gender Justice (formerly the Women's Caucus), which is now based in The Hague, to monitor the Court and continue the advocacy for accountability gender-based violence.
Euthanasie : un débat en retard d'un train en France
Concomitance de date, le 13 septembre, au même moment où nous réservons le même débat médiatique sur l"euthanasie passive" ou "active" qui sont deux notions criminalisées en France, la Suède connaît un procès qu'il sera très utile de suivre : une euthanasie sur un bébé sujet beaucoup moins médiatique pour nos journaux.
Qu'apprends t'on que pour la première fois, un médecin serait inculpé à ce titre ce qui, réaction corporatiste identique en France, soulève les réactions des médecins mais semble faire plutôt consensus positif de l'opinion...
Comme quoi ces pays du Nord dont on nous dit qu'ils sont en avance sur les sujets de société sont en train de se questionner sur cette "soi-disante avance".
Docteur Bonnemaison et euthanasie : relire Saint Paul aux romains
La confirmation de la mise en examen du docteur Bonnemaison aujourd'hui nous permet de faire un lien avec un texte de la liturgie de ce week-end qui nous semble éclairant au regard du débat caricatural exposé par les medias sur l'euthanasie.
L'interjection lumineuse de Saint paul nous dit " nul ne meurt pour soi-même" et ce dans un épître aux Romains c'est à dire dans un contexte culturel qui s'approche du notre. Et il indique avant "nul ne vit pour soi-même". Enfin un peu plus loin " jugez qu'il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse tomber ou buter".
L'ensemble de ce passage vise à dire au hommes " finissons avec ces jugements les uns sur les autres" car c'est affaire de charité envers les faibles.
Or si on s'en tient aux extraits du procureur dans ce domaine
1°) Sont bien en jeu des "faibles" : le procureur parle de "personnes vulnérables" âgées en conséquence.
Mais on pourrait parler des mêmes risques pour les nouveaux nés.
2°) Le médecin a "jugé" ses "faibles" incapables de juger par eux mêmes : "on sait que cela se fait dans un regard, une poignée de main" dit le médecin or, selon le procureur "la communication à demi mot n'est pas avérée" et "la loi impose une discussion claire". J'ajouterai pour avoir vécu l'inverse, me battre pour éviter "le risque d'euthanasie passive" au nom de bonnes intentions médicales, que le regard et la poignée de main sont dans ces circonstances trop pleines d'ambiguïtés (on peut parfois y voir un lâche soulagement) pour en tirer de quelconques conclusions surtout face à une question de vie ou de mort.
3°) " On ne meurt pas pour soi-même" : dire que les personnes âgées en grande fragilité du fait de maladies lourdes veulent spontanément mettre fin à leur jour c'est nier toute la réalité de la fin de vie dans les unités de soins palliatifs : dans bien des cas ce n'est pas eux que les patients pensent en premier.
Marie
mardi 6 septembre 2011
Rentrée scolaire de l'Etat : la justice au premier rang et bien tristement médiatisée
Plutôt que de faire un zoom sur la rentrée scolaire, nous préférons nous pencher sur les fonctions régaliennes de façon à examiner qule pourrait être le nouveau programme dans le cadre des échéances électorales.
La venue d'un procés trés médiatique, celui de l'ancien chef d'Etat 20 ans après, montre que notre justice est quelque peu archaique.
Notre prochain blog de réforme lui sera consacré en faisant 1°) L'état des lieux 2°) des propositions de réformes.
Marie
La venue d'un procés trés médiatique, celui de l'ancien chef d'Etat 20 ans après, montre que notre justice est quelque peu archaique.
Notre prochain blog de réforme lui sera consacré en faisant 1°) L'état des lieux 2°) des propositions de réformes.
Marie
7 PROPOSITIONS POUR RENFORCER L’EVALUATION DE L’EFFICACITE DES DEPENSES PUBLIQUES
- Réallouer les ressources humaines affectées à l’audit interne et externe
o Fusionner les corps d’inspection
o Créer une filière de recrutement et de formation dédiée
o Imposer un processus de certification des compétences identiques à ceux connus dans certaines professions notamment dans le domaine de l’audit financier
- Créer un secrétariat général de l’administration à même de superviser les différents audits ministériels et de s’assurer de la qualité des normes d’audit
- Créer un comité d’audit dont les fonctions seront, pour l’audit interne, de valider les programmes d’audit, leur suivi des recommandations. Sa composition sera issue des corps de la cour des comptes, du secrétariat général de l’administration, des membres des deux assemblées.
- Garantir l’indépendance des fonctions d’auditeurs internes par une loi spécifique imposant :
o La publication systématique des rapports
o Permettre la libre détermination de leur programme d’audit
- Renforcer les missions de la Cour des comptes :
o Lui confier l’audit des responsables des centres de dépenses publiques à leur nomination et 2 ans après leur nomination préalablement à leur agrément dans un poste. A l’issue de chaque audit, un avis officiel sera délivré
o Le suivi des missions de la Cour des comptes devra faire l’objet d’un suivi devant le parlement.
- Impliquer les législateurs dans l’évaluation des dépenses publiques en créant un office d’évaluation des nouvelles lois et de leur degré de complexité.
- Demander au Conseil économique et social de produire un rapport sur l’efficacité des dépenses publiques sociales par secteur une fois par an
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